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Tenue correcte exigée pour les PME des quartiers…..

16/06/2009

Par Chaker Nouri

Crise oblige, les banques rechignent à prêter aux PME. Ces derniers sont donc contraints de trouver d’autres sources de financement. Parmi ces solutions alternatives, il y a les contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune. Mais difficile  de faire partie des heureux élus…

Investir du cash dans une PME pour payer moins d’impôt. C’est en résumé l’une des dispositions de la loi TEPA votée en août 2007,  en clair ce dispositif incite les contribuables assujettis à l’ISF d’investir dans certaines entreprises pour bénéficier d’une «  carotte fiscale ». Grâce à ce nouveau dispositif  législatif, le marché de l’investissement des particuliers dans le capital des entreprises a explosé. Aujourd’hui il atteint  1 milliards d’euros.


Hélas, on constate sur le terrain  que toutes les PME ne profitent pas tous de cette manne financière. La Cause ? Ce sont les intermédiaires financiers qui font la pluie et le beau temps.

En effet, afin de faciliter l’investissement des particuliers vers les PME,  les acteurs financiers  créent et commercialisent des Fonds d’investissement ISF. Ces derniers regroupent des PME qui sont sélectionnées au préalable « nous recevons quotidiennement des dizaines de dossier explique un banquier de la place de Paris notre sélection se base sur des règles économique : business plan, Chiffre d’affaire, évolution futur….mais aussi sur des règles subjectifs »  qui fleurettent avec la discrimination « lorsque j’ai en face de moi, une PME  spécialisée  dans le secteur de l’énergie renouvelable et située sur les cotes bretonnes et une autre spécialisée dans l’informatique et située à Sevran, je privilégie la première. Le fonds que je commercialise doit être le plus sexy possible, pour attirer le plus d’investisseurs. Le marché est très concurrentiel »  Mais très lucratif pour les intermédiaires financiers.

Un Fonds Investissement ISF, c’est le Jack Pot : 5 % de droits d’entrée, clients patrimoniaux fidélisés pendant au moins dix ans.  On comprend pourquoi les banques et autres sociétés financières se livrent une guerre sans merci pour  vendre ces Fonds à destination d’une clientèle à la recherche d’une déduction fiscale « tous les ans quelques semaines avant la commercialisation de nos fonds ISF avoue Alain, conseiller privé d’une grande parisienne, on reçoit un listing regroupant tous nos clients assujettis à l’ISF, afin de proposer un rendez vous, pour éviter qu’ils souscrivent ailleurs, car la concurrence est rude ». Devant, cette course aux parts de marché, on oublie l’objectif initial de ce dispositif : relancer et aider les PME, et on discrimine en imposant une sélection accrue. Et comme d’habitude, ce sont toujours les mêmes qui sont lésés : les PME des quartiers.

Certains membres de la Nouvelle PME, s’étaient plaints d’une forme de discrimination lors de l’attribution des marchés publics. Il s’avère que malheureusement cette discrimination existe aussi dans l’accès aux financements.

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