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L’École Alsacienne s’exporte en banlieue

09/03/2009


Pour preuve, la nomination de Jacques Donadieu, directeur du développement du projet, en septembre 2007. Et à ce qu’il nous en dit, « cinq municipalités remplissent les conditions pour accueillir le Campus École Alsacienne. Une école ouverte sur l’extérieur, dotée d'un internat à l’anglo-saxonne. » déclare t-il. Pour l’instant, le choix est loin d’être arrêté d’autant que le site sélectionné devra remplir quatre critères essentiels.

 

Première condition, emporter l’adhésion du maire et de son équipe. De l’aveu même de Jacques Donadieu, « les maires concernés sont très enthousiastes. L’un d’eux nous a dit qu’une École Alsacienne à tartempion (les noms des communes en lice étant encore secrets), ça le ferait ! » Plus largement, l’École Alsacienne se prémunie bien de vouloir instaurer une concurrence entre la future école et les établissements de la ville choisie. « Ce ne serait pas une bonne entrée en matière pour nous. C’est pourquoi les communes ciblées sont confrontées à une fuite d’élèves. Les parents inscrivant leurs enfants dans des structures hors secteur », selon Jacques Donadieu. D’où l’importance de susciter l’engouement municipal.

 

Deuxième critère à remplir, obtenir l’accord du recteur de l’académie choisie et de l’Éducation nationale. « Nous ne sommes pas des francs-tireurs, nous somme sous contrat avec l’État. D’ailleurs, les trois recteurs des académies de l'Ile-de-France sont déjà informés de notre démarche », précise-t-il. La troisième condition est d’ordre pratique mais pas que... Le campus sera situé à une heure maximum en transports publics de la maison « mère ». Les équipes pédagogiques – enseignants en particulier – pourront partager leur emploi du temps entre les cours de la rue Notre Dame des Champs et ceux de la municipalité choisie. Derrière cet aspect pratico-pratique, une stratégie devrait favoriser la mixité sociale.

 

« Chaque année, nous recevons 1 000 demandes d’inscription. Nous en acceptons 200. L’ouverture d’une annexe permettra de démultiplier les possibilités d’accueil. Les élèves parisiens pourront, s'ils le désirent, être scolariés sur le campus en banlieue. » Quand on sait que le recrutement à l’École Alsacienne est surtout local – sixième arrondissement – le campus devrait être un exemple de diversité. D’autant que les établissements fonctionneront comme deux écoles jumelles : « Les élèves et les enseignants pourront alterner entre la rue Notre Dame des Champs et la ville choisie. »

 

Dernier critère pour permettre la construction du campus, « la disponibilité d’un terrain de deux hectares minimum. » Aujourd’hui, l’école Alsacienne accueille 1 700 élèves scolarisés de la maternelle à la Terminale. « En hypothèse basse, nous espérons 1 000 inscrits, 1 500 en hypothèse haute », annonce le responsable du projet. Reste à résoudre le problème financier. Car étudier à l’École Alsacienne n’est pas gratuit. « Pour une inscription, il faut compter 2 100 euros par an, sans la cantine. Quand on a un enfant, ça peut aller. Mais avec deux, ça se complique… », concède-t-il. Comme à Sciences Po, « les frais de scolarité devraient être variables en fonction des revenus des parents. Et puis nous comptons instaurer un système de bourse. »

 

L’école privée sous contrat avec l’État devra donc faire preuve d’imagination pour trouver des fonds. Jacques Donadieu est confiant. Lui qui fût proviseur adjoint du lycée français de New York, mise beaucoup sur les « fund raising », comprenez levée de fonds. « Nous solliciterons tous ceux qui ont un lien avec l'Ecole Alsacienne mais aussi des entreprises, des donateurs et tous les organismes sensibles à la diversité », affirme-t-il. Acteurs de la diversité, manifestez vous…

Commentaires

En banlieue? Mais quelle banlieue? Neuilly? Levallois Perret? Parce que vu le prix du collège par trimestre on se demande qui en banlieue pourra mettre ces enfants dans un tel établissement... plus de 350 euros par moi, qui a les moyens en banlieue! un système de bourse? J'ai une amie qui est en début d'année était au RMI la bourse à laquelle elle a eu droit... 34 euros!!! Non mais laissez moi rire... De qui se moque-t-on?

Écrit par : holly | 09/03/2009

@holly: ben oui, mais la qualité a un prix, et ce qui est gratuit ne vaut rien, dont acte dans les zones en Z.

Écrit par : EcoGuy | 09/03/2009

Le prix de l'école est certes élevé, mais le système de bourse est interne à l'école, et je sais de quoi je parle puisque j'ai moi-meme été boursiere de l'établissement. Les enseignements sont de qualité, l'ambiance est géniale et les rapports avec les professeurs et l'administration permettent vraiment de s'en sortir. Le soutien apporté est réel. Alors oui, il faut payer, mais c'est vraiment utile.

Écrit par : Alexandra | 10/03/2009

A force de vouloir faire des intellectuels surdiplomés qui ne trouveront pas d'emploi, enseignons à nos jeunes les fondamentaux et ensuite un bon métier manuel (on fera ainsi moins appel à l'immigration pour occuper ces emplois, on réduira le nombre des diplomés chomeurs). Quant à l'examen d'entrée en 6 ème......il existait jadis mais les nombreuses réformes on tout balayé...on voit le résultat. Et pour aider ces gamins qui ne savent pas lire on pourrait appliquer avec rigueur la règle qui consiste à obliger comme cela se fait dans beaucoup d'autres pays, les parents immigrés à se former, du moins à pratiquer notre langue et à la lire.

Écrit par : annie | 03/11/2010

Laurent Choffat, le président centre-alsacien, sera lui au Grubfeld pour l'organisation le même jour des finales des Écoles de Rugby d'Alsace puis le match ...

Écrit par : plan de travail cuisine | 16/05/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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