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Génération Y

06/03/2009

Par Anne Dhoquois

 

Anne Dhoquois.jpgBenjamin Chaminade a 37 ans. Son job ? Aider au management de la jeune génération baptisée Génération Y. Celle-ci englobe les personnes nées entre 1978 et 1994 et elle fait suite à la génération X (d’où son nom) née, elle, entre 1966 et 1977. Cette catégorisation en génération est d’abord le fait de sociologues américains qui se sont attachés à trouver des traits culturels communs à des individus nés à la même période. Pour Benjamin Chaminade, il y a urgence à prendre conscience de ces particularités notamment dans les entreprises...


Cette génération répond à 4 caractéristiques, les 4 “i” : individualisme, interconnexion, inventivité, impatience. Les Y sont les enfants des baby-boomers (nés entre 1944 et 1965) ou des X les plus âgés. Ils n’ont pas fait leur service militaire et ont reçu une éducation beaucoup moins axée sur l’autorité. Élevée dans le dialogue, c’est la génération “pourquoi” qui va toujours challenger un ordre. En raison d’un chômage omniprésent, ils ont développé un sentiment d’insécurité face à l’emploi et aux grandes entreprises. Dans le même temps, ils ont une grande confiance en eux. Ils sont plus enclins à se souder, c’est l’interconnexion ; soit leur capacité à être reliés en communautés, développée grâce à Internet et aux jeux vidéos en réseau.

 

Ils sont impulsifs, davantage dans l’affect, décomplexés et entiers. Ils ont été élevés par des parents qui leur ont dit : fait ce qu’il te plaît, quoi que tu choisisses, tu y arriveras. Ils font preuve d’une grande inventivité grâce aux logiciels de musique, dessin, etc. qu’on leur a mis dans les mains depuis tout petits. Et ils ont envie de partager leurs émotions tout comme leur création.

 

La génération Y ne travaille plus dans l’excellence mais dans la complémentarité, dans la capacité à se différencier. Si on reste dans une entreprise, c’est pour l’équipe, pour son CV ou pour le plaisir. La génération Y a peur de l’ennui. Leur centre d’intérêt évolue rapidement, la fidélisation n’en est que plus difficile.

 

« C’est à tout ce changement de comportement que l’entreprise doit s’adapter, affirme Benjamin Chaminade. Le manager est davantage considéré comme un grand frère qui va devoir affronter des blocages face à son autorité beaucoup plus souvent qu’avant. Un ordre même légitime doit être compris avant d’être appliqué, et le sera d’autant plus que leur part d’initiative est grande, sans oublier l’effet mikado : un reproche fait à une personne sera connu de tous avec des réactions collectives éventuelles. Ce ne sont pas des mercenaires, ils fonctionnent de façon tribale. »

 

Et il ajoute : « Les babyboomers partent à la retraite progressivement. Restent deux générations face à face, les X vont devoir passer du côté Y rapidement c’est-à-dire comprendre (pour mieux l’utiliser) cette part de créativité, d’innovation, cette capacité à travailler en réseau, ce rapport différent à l’autorité… sinon, c’est l’échec assuré ». À bon manager, salut…

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