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« Toutes les économies sont réinvesties dans de l’humain »

05/01/2009


Tous les matins, quatre camions livrent cinq tonnes de fruits et légumes aux 80 épiceries solidaires du réseau et aux acteurs de l’aide alimentaire, Croix Rouge, Restos du cœur, Secours Populaire et Banque alimentaire. Depuis Rungis, où elle dispose de 900 m2 de locaux, une tonne et demi des invendus du plus grand marché du monde est récupérée.

Transformés puis valorisés, les produits approvisionneront l’ensemble des boutiques pour la revente. Les bénéfices –700 000 euros par an – sont directement injectés dans le réseau. Le reste (trois tonnes et demi) est acheté auprès des grossistes grâce aux deux millions d’euros alloués par l’Etat sous forme de subventions.

Grâce à sa brillante idée, Bapst a fait d’ANDES un réseau phare de l’épicerie solidaire. À tel point que Carrefour et Auchan soutiennent, par le biais de mécénats, l’initiative à travers leur fondation respective. Autre partenaire, la société Ferrero qui met à leur disposition des produits de la célèbre marque. Les institutions lui font confiance aussi. Une partie du budget annuel provient du consulting assuré par le fondateur. « Si une ville veut monter un projet d’épicerie solidaire, notre association lui apporte une expertise. » Cette activité génère 100 000 euros ajoutés au budget de l’association. Pas négligeable !

Pour autant, Guillaume Bapst ne parle pas de business à propos d’ANDES. « On n’est pas dans un souci de rentabilité mais d’efficacité, précise t-il. Toutes les économies réalisées nous permettent de réinvestir dans de l’humain. » La structure emploie 14 personnes en chantier d’insertion. L’opération est convaincante. « À l’issue de l’accompagnement, 70% des bénéficiaires sortent dotés d’un CDI, d’un CDD de plus de 6 mois ou d’une formation qualifiante » déclare Guillaume Bapst.

Car ANDES ne se résume pas un simple réseau d’épiceries solidaires. C’est aussi un think- thank. Comprenez une « boîte à idée » autour de la réinsertion. Au cœur de la démarche, la citoyenneté économique chère à Guillaume Bapst. « Permettre à un public exclu des circuits de consommation traditionnels de choisir des produits de qualité à un faible prix, c’est notre défi. Nos clients paient 20% du prix normal, ils disposent de moins de 3 euros par jour pour manger ! » Certes, les habitants des quartiers populaires figurent parmi les clients. Pour autant, les boutiques du réseau investissent les centres villes. La raison ? Notre crainte, voir apparaître des épiceries de pauvres au pied des tours des pauvres. On vous le dit, le désenclavement des banlieues passe par l’économie…

*ANDES : Association Nationale de Développement des Epiceries Solidaires

Consulter le site : www. epiceries.solidaires.free.fr

Consulter le blog : www.epiceries-solidaires.viabloga.com

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